Elio Darras
FreelanceEn production

Atelier Nicoletti · Architecte, Annecy

Le site d'un atelier d'architecture, reconstruit en trois semaines

www.archinicoletti.fr
Le vrai site, chargé dans le cadre.

Rôle

Freelance

Webflow avait dépublié l'ancien site et le domaine renvoyait 404. Plutôt que de remonter chez Webflow, tout a été reconstruit en Astro : 57 projets, 509 photos retrouvées et légendées par script, 140 pages statiques, un contrat de contenu qui casse le build avant qu'une erreur n'atteigne les visiteurs.

Ce qu'il y a dedans

  • Astro 5 en site statique, quatre dépendances, accueil de 48 Ko qui répond en 0,2 s.
  • Contenu en JSON versionné sous contrat : catégorie inconnue, photo manquante ou légende en trop cassent le build.
  • 884 images sauvées du CDN Webflow, 493 photos ré-appariées par empreinte perceptuelle, 509 légendes.
  • Transitions de page, visionneuse native, consentement qui commande réellement les traceurs.
  • Direction artistique tirée du panneau de chantier et du papier en-tête.
  • Bascule DNS sans une seconde d'interruption de la messagerie, 29 redirections des anciennes adresses.

En détail

01Pourquoi il existe

Le site vitrine de l'Atelier d'Architecture Michel Nicoletti, à Annecy : 57 projets, 509 photos. Le 24 août 2026, Webflow a dépublié l'ancien site, plan expiré ou paiement refusé, et le domaine a renvoyé 404 pendant onze jours. Plutôt que de remonter chez Webflow, tout a été reconstruit : 50 commits en trois semaines.

Rien n'a été perdu : le contenu de l'ancien CMS, 63 projets, et ses 884 images ont été sauvegardés dans le dépôt avant toute chose.

02La technologie et le contenu

Astro 5 en site statique : le build calcule 140 pages HTML une fois pour toutes, aucune base de données, aucun serveur applicatif. Quatre dépendances seulement : Astro, Sharp et deux polices. En sortie, 3 fichiers CSS, 1 fichier JavaScript, et un accueil de 48 Ko qui répond en 0,2 seconde.

Chaque projet est un fichier JSON versionné dans git, sous un contrat de contenu qui casse le build s'il est violé : un JSON invalide, une catégorie inconnue, une photo manquante, ou un nombre de légendes différent du nombre de photos, et le déploiement échoue. Une erreur de contenu ne peut pas atteindre les visiteurs.

Une seule fonction de classement, utilisée partout : le rang donné par l'architecte, sinon la date, sinon l'ordre alphabétique. Impossible que deux pages classent différemment.

03Les scripts qui ont fabriqué le contenu

Cinq programmes Python ont construit le contenu et restent rejouables. Une moisson a rapatrié les 884 images du CDN Webflow avant sa disparition. Une ingestion a transformé l'export de l'ancien CMS en fichiers JSON, en arbitrant quelle série de photos garder.

Le plus astucieux : l'appariement. L'architecte avait nommé ses photos pour le référencement, et l'upload Webflow les avait renommées en effaçant tout. Le script retrouve l'original de chaque photo par le contenu de l'image, une empreinte perceptuelle comparée uniquement à l'intérieur du dossier du projet. Résultat : 493 photos sur 493, aucune approximation. Un dictionnaire écrit à la main traduit ensuite ces noms en 509 légendes lisibles.

Un balayage d'après-build parcourt les 140 pages, suit 1 220 adresses internes, et refuse de passer s'il trouve un lien mort ou une page absente du plan du site.

04Mécaniques, direction artistique, référencement

Transitions de page sans rechargement, la photo d'une carte se transforme en photo de fiche. Une visionneuse en dialog natif. Un bandeau de consentement qui commande réellement les deux seules choses qui pourraient déposer un traceur, la mesure d'audience et les vidéos YouTube : zéro requête vers Google avant l'accord.

Tout vient du panneau de chantier et du papier en-tête : le rouge extrait du nuancier Illustrator au profil ICC, le marron glacé toujours en texture, le « M tronqué » vectorisé en 658 octets, Josefin Sans et Inter auto-hébergées.

Les 509 photos produisent 3 485 images dérivées au build, plusieurs largeurs en WebP, servies avec un cache d'un an, et Astro conserve le nom du fichier dans l'adresse. Adresse canonique, textes alternatifs descriptifs, données structurées, plan du site à 73 adresses, et 29 redirections permanentes : les 63 anciennes adresses ont été vérifiées une par une.

Hébergé sur Vercel depuis un dépôt GitHub privé. Le DNS est resté chez OVH, seuls deux enregistrements ont changé, et la messagerie de l'architecte n'a pas connu une seconde d'interruption.